La micro-entreprise (ou auto-entreprise) est un régime fiscal et social simplifié destiné à encourager l’entrepreneuriat en France. Elle résulte de la fusion des régimes micro-social et micro-fiscal. Ce statut, également appelé « régime de l’auto-entrepreneur », s’adresse aux personnes souhaitant créer une activité professionnelle indépendante, seules et sans les lourdes contraintes administratives liées aux autres formes d’entreprises, telles que les sociétés (SAS, SARL, etc.).

Créé par la loi de modernisation de l’économie n° 2008-776 du 4 août 2008 (LME), et soumis à plusieurs réformes par la suite, ce régime s’applique à des activités commerciales, artisanales, et libérales. Il est particulièrement apprécié pour sa simplicité : il n’exige ni capital de départ, ni expertise comptable poussée. Les démarches pour s’inscrire sont entièrement dématérialisées, ce qui permet un démarrage rapide d’une activité professionnelle.

La micro-entreprise repose sur un système de plafonds de chiffre d’affaires. Ces seuils déterminent l’éligibilité au régime et influencent des aspects telles que l’assujettissement ou non à la TVA et les cotisations sociales. Ainsi, le régime s’applique en dessous des plafonds annuels suivants :

  • 77 700 € pour les prestations de services et activités libérales.
  • 188 700 € pour les activités commerciales et de vente.

Ces seuils offrent une grande flexibilité, en particulier pour ceux qui souhaitent tester une idée avant de s’engager dans une structure plus grande.

Puis, il est important de tenir compte de la franchise en base de TVA qui ne s’applique qu’en dessous des plafonds suivants : 37 500 euros pour les activités de prestations de services, et 85 000 euros pour les activités de commerce, de restauration et d’hébergement. Ce qui pourrait rendre un nouvel auto-entrepreneur plus compétitif dès le départ, puisque ces prix n’incluront pas la TVA, par rapport aux entreprises plus grandes, qui seront plus chères.

En pratique, les micro-entrepreneurs bénéficient également de formalités administratives simplifiées. Contrairement aux entreprises classiques, ils ne sont pas tenus de produire un bilan comptable annuel. Toutefois, ils doivent tenir un registre de leurs recettes et dépenses, ce qui reste facile à gérer grâce aux nombreux outils numériques et autres logiciels de comptabilité. Des ressources sont également disponibles pour vous aider à comprendre la comptabilité en micro-entreprise.

Ce régime permet aussi une imposition claire : les auto-entrepreneurs paient des cotisations sociales proportionnelles à leur chiffre d’affaires, avec des taux prédéfinis. Par ailleurs, il est possible d’opter pour le versement libératoire, une formule qui intègre impôt sur le revenu et charges sociales en une seule contribution.

La micro-entreprise séduit donc pour sa simplicité et son accessibilité. Elle constitue une solution idéale pour quiconque souhaite démarrer une activité professionnelle à moindre coût et avec des risques limités.